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Crise ou pas crise, soyons opportunistes !

par GiraudMalls 1 Septembre 2013, 10:17 Entrepreneuriat

La première Université d’été de Pierre Gattaz en tant que président du MEDEF était marquée, fin août, par une multitude de sujets mobilisateurs pour nous, entrepreneurs, autour d’une thématique qui fait notre quotidien : crise et opportunité. Un moment de partage de convictions mais aussi de confrontation d’idées.

Nous ne sommes plus au temps de la philosophie, comme sous l’ère de Laurence Parisot, où les thèmes étaient très sociétaux. Le MEDEF 3.0 semble être en ordre de marche pour accompagner les dirigeants français à passer cette crise. La nouvelle direction a décidé de s’appuyer sur la symbolique de l’idéogramme crise en Chinois qui associe les notions de danger et d’opportunité. En bref, en temps de crise, soyons opportunistes !

Pour moi, Pierre Gattaz, qui a fait l’union autour de lui, a réussi son grand oral auprès des patrons français. Pour ses premiers mois de présidence, il a montré qu’il était tenace, qu’il ne lâchera rien et que le « MEDEF de combat » était en ordre pour défendre les intérêts de nos entreprises, en dehors de toute considération politique. Car il faut bien être conscient que ce sont nos entreprises qui créent des emplois et donc, de la richesse. Elles représentent aujourd’hui LA solution pour sortir la France de son marasme.

Le débat entre Pierre Gattaz et Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, était attendu. Pierre Gattaz a été très républicain dans son échange avec le ministre de l’Economie et respectueux du gouvernement. Pierre Moscovici, à plusieurs reprises, s’est engagé à proposer une compensation intégrale pour les entreprises après la hausse des cotisations de 0,5% dans le cadre de la réforme des retraites annoncée par le Premier ministre. Ceci étant dit, voter une nouvelle hausse des cotisations, puis éventuellement trouver une compensation constituent une vraie usine à gaz ! Ca tourne à la schizophrénie, et pendant ce temps, on nous parle de choc de simplicité…? Pourtant, ces échanges démontrent que les politiques et les dirigeants ont besoin les uns des autres. La société civile est un tout. Nous, entrepreneurs, ne pouvant pas critiquer en permanence le gouvernement et d’un autre côté lui demander d’intervenir… Mais si nous ne disposons pas d’un terrain politique favorable, les entrepreneurs seuls ne gagneront pas la partie.

Autre point important qui a attiré mon attention et qui a été abordé par Pierre Gattaz lors de son entretien avec Pierre Moscovici : la cotation 040 de la Banque de France. Le ministre a annoncé avoir signé le matin même un décret annulant cette cotation. Infligée aux dirigeants qui ont déposé le bilan, cette cotation est un vrai boulet pour les chefs d’entreprise puisqu’elle les marque au fer rouge auprès des banques. Impossible ensuite de trouver un partenaire bancaire pour un nouveau projet. Dans le contexte actuel, de nombreuses entreprises doivent cesser d’exister car leur carnet de commandes est tout simplement vide, et non pour une quelconque faute de gestion. On sait que des entreprises naissent, meurent, c’est la vie des sociétés. Cette cotation était un réel frein à la création de nouvelles entreprises et stigmatisait encore plus l’échec, étape souvent nécessaire pour grandir.

Tous les sujets abordés à l’Université d’été du MEDEF nous incitent toutefois à rester pragmatiques car nous avons une vision cour-termiste au sein de nos entreprises. Nous mettons tout en œuvre pour que nos carnets de commandes se remplissent et nous ne ferons confiance au gouvernement que quand il mettra lui aussi en œuvre un plan drastique de redressement des dépenses publiques. Trouver des solutions pour réduire de quelque 1,5 % les dépenses, ce n’est pas possible quand il y a le feu sur le bateau. Quand nos boites ne vont pas bien, nous savons, car nous n’avons pas le choix, trouver les moyens de réduire nos dépenses de 10 à 20 %. Au gouvernement d’agir. Il a l’opportunité de faire passer des réformes alors que les réserves d'économie restent encore nombreuses... Cette crise est pour lui une opportunité :)

Crise ou pas crise, soyons opportunistes !
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